La vallée du verset 4

Si vous cherchez ce verset parce que vous devez lire quelque chose à des obsèques, ou tenir debout à côté de quelqu'un qui s'en va : cette page a été écrite pour vous.

Psaume 23, verset 4 · Louis Segond 1910 Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent.

Remarquez d'abord ce que le verset ne dit pas. Il ne promet pas de contourner la vallée, ni de l'éclairer. Il suppose qu'on y entre — et il change de grammaire à cet endroit précis : jusque-là le psalmiste parlait de Dieu à la troisième personne; dans la vallée, il lui parle en face. C'est le mouvement même du deuil sincère : on cesse de parler de Dieu, on se met à lui parler.

Psaume 23, verset 4 · Segond 21 Même quand je marche dans la sombre vallée de la mort, je ne redoute aucun mal car tu es avec moi. Ta conduite et ton appui: voilà ce qui me réconforte.

L'équipement du berger dans la vallée

Jusqu'à l'équipement, qui est un équipement de travail. Henry entend dans la houlette et le bâton deux outils réels — la houlette sous laquelle les brebis passaient lorsqu'on les comptait, et le bâton dont les bergers se servaient pour chasser les chiens qui auraient dispersé ou tourmenté les brebis. Et quand une brebis n'est pas perdue mais seulement épuisée, les mêmes mains la soignent : il me rétablit quand je suis malade, et me ranime quand je défaille.

Voilà pourquoi ces deux objets consolent : ils prouvent que quelqu'un de compétent est présent, armé, et en train de compter son troupeau — jusque dans la vallée. La consolation de ce verset n'est pas une parole apaisante; c'est une présence outillée.

Si vous accompagnez quelqu'un

Un tel soin demande quelque chose en retour. Si Dieu est notre berger, dit Henry, nous devons connaître la voix du berger, et le suivre. Pour celui qui accompagne — l'enfant au chevet d'un parent, le pasteur, l'ami qui a accepté de lire ce texte devant l'assemblée —, cela veut dire une chose simple : votre rôle n'est pas de remplacer le berger, mais de prêter votre voix à un texte qui en sait plus long que vous. Lisez-le lentement. Il a été écrit pour être marché, pas déclamé.

Après la vallée, le psaume ne remonte pas vers les pâturages : il s'assied à une table. Ce n'est pas un détail — c'est la suite de la promesse.